V ous n’avez qu’une hâte : fuir. Assis dans votre lit, vous avez déjà arraché charlotte et blouse, enfilé votre tee-shirt, quand l’infirmière se pointe, armée d’un tensiomètre. Elle annonce les chiffres, élevés comme vous vous y attendiez. Vous dites...
Lire la suiteUn peu de relâchement doit alors s’opérer en vous, tandis qu’on vous roule - mais qui ? par quel chemin ? - vers une de ces salles dite de réveil, où votre vigilance vous revient à entendre récriminer un infirmier : son service finit à dix-neuf heures...
Lire la suiteL’anesthésiste revient enfin, accompagné d’une infirmière dont le prénom, qu’elle vous décline aussitôt, vous donne à penser que sa mère a dû se pâmer devant un feuilleton en vogue trois décennies auparavant ; vous le lui diriez si ce qui vous reste de...
Lire la suiteUn quart d’heure après, voici l’anesthésiste, aussi amène qu’un « volontaire » désigné pour une corvée. L’infirmière de l’étage n’ayant pas daigné se manifester avant votre descente vers les blocs, vous n’avez ni bracelet d’identification ni cathéter...
Lire la suiteLe brancardier a droit à quelques éclaircissements. Vous lui expliquez à grands traits comment la clinique s’est jouée de vous (l’idée que le chirurgien ait pu mentir ne vous a pas encore saisi). « C’est tous les jours comme ça », admet-il avec résignation...
Lire la suiteSans doute s’empresse-t-il d’alerter la responsable de l’étage. Il n’est pas sorti depuis cinq minutes que la voici - du moins supposez-vous que c’est elle. Sans se nommer ni manifester la moindre velléité de présenter des excuses, elle s’installe comme...
Lire la suitePeut-être devriez-vous vous étonner lorsque, un quart d’heure après, une infirmière toute jeune - une débutante ?- vous conduit non dans un box mais dans une chambre. Mais pourquoi le fait que la clinique vous case où ça l’arrange rendrait-il caducs et...
Lire la suiteL’ART DE JOUER (SUR) LES PROLONGATIONS Vous souhaitez qu’une opération relativement bénigne restaure votre intégrité physique. Vous consultez donc le chirurgien qui vous a antérieurement consacré des soins. Il n’élève pas d’objection. Vous le prévenez...
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